samedi 12 octobre 2013

Le blues de l'automne



Il n'y a qu'à cette période qu'on sent un vague à l'âme diffus et nostalgique:

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
De ça, de là,
Pareil à la feuille morte.

Verlaine

Comme la mélancolie se mêle à la chute de jolis ornements verts dont on ne se soucie plus quand il fait chaud, sauf pour se rafraîchir à l'ombre...Pourtant, ces feuilles qui créent un tapis mordoré, on les observe toujours, on les guette...

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois, je n'ai pas oublié,
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi,
Et le vent du Nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli.

Prévert, mis en musique par Joseph Kosma

Mais si le froid nous saisit, c'est là que l'on se rend compte très souvent de l'essentiel: quoi qu'il se passe, c'est cette chaleur qu'on ne sent pas, qui ne chauffe pas, qui ne brûle rien hormis dans l'invisible, l'impalpable, qui est pourtant essentielle, et qui semble aussi vitale que sont réelles les feuilles tombant au sol, dans un chamarré de cuivres...

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